Influenza aviaire H5N8 - des mesures de protection des élevages

 
Influenza aviaire H5N8 - des mesures de protection des élevages

Suite au passage de l’ensemble du territoire métropolitain en risque élevé d’influenza aviaire hautement pathogène H5N8, le Préfet du Finistère invite la population à signaler toute mortalité des espèces de la faune sauvage (et uniquement celles-ci) au service départemental de l’ONCFSOffice national de la chasse et de la faune sauvage (Office national de la chasse et de la faune sauvage) au 02 98 82 69 24.

Les mortalités d’espèces domestiques sont à signaler au vétérinaire habituel de l’élevage.

LES BONS REFLEXES

En cas de mortalités d'oiseaux domestiques : contacter le vétérinaire traitant

En cas de mortalités d'oiseaux sauvages : contacter l'ONCFSOffice national de la chasse et de la faune sauvage au 02 98 82 69 24

Pour plus d'informations, consulter la plaquette "renforcement des mesures de biosécurité pour lutter contre l'influenza aviaire dans les basses cours" : 

> Plaquette_basses_cours_1811-ANI-IA-A4 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,14 Mb

Le Ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt communique sa décision de relever le niveau de risque vis-à-vis de la maladie au niveau "élevé" sur l'ensemble du territoire.

A la suite de la découverte de plusieurs foyers d'influenza aviaire hautement pathogène H5N8 dans des élevages du Sud-Ouest et de cas dans la faune sauvage dans le Pas-de-Calais et la Haute-Savoie, le ministère de l'Agriculture, de l'agroalimentaire et de la Forêt a décidé de relever le niveau de risque vis-à-vis de la maladie au niveau "élevé" sur l’ensemble du territoire national. Ce choix a également été motivé par l’évolution rapide de la situation sanitaire en France et dans plusieurs pays d’Europe et par la dynamique de propagation du virus.

Pour rappel, sur la base d’un avis de l’Anses, le 17 novembre, le niveau de risque avait déjà été relevé de « négligeable » à « modéré » sur tout le territoire national. Dans les zones humides considérées comme des zones à risque particulier et qui constituent des arrêts sur la route des oiseaux migrateurs, le risque vis-à-vis de l’influenza aviaire avait été relevé pour atteindre le niveau « élevé ». Certains foyers découverts ces derniers jours se situent en dehors de ces zones. En conséquence, ce jour, par arrêté ministériel, le niveau de risque est désormais qualifié d’« élevé » sur l’ensemble du territoire.

Le risque « élevé » entraîne la mise en place de mesures de protection renforcées sur l'ensemble du territoire national, à savoir :
- l’obligation de confinement ou de pose de filets permettant d'empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles (sauf dérogation précisée par arrêté) et toutes les basses-cours (sans dérogation possible).

- l’interdiction de tout rassemblement de volailles vivantes, et en particulier des marchés de volailles vivantes. Les rassemblements peuvent avoir lieu sous dérogation, si notamment des dispositions sont mises en oeuvre pour éviter tout risque de contamination par les oiseaux sauvages d’eau (oiseaux de la faune sauvage susceptibles d’être infectés par l’influenza aviaire) et entre volailles issues de différents élevages.

- l’interdiction de lâchers de gibiers à plume sur tout le territoire national. Les lâchers de faisans et de perdrix peuvent être, eux, autorisés sous certaines conditions, tout comme l'utilisation des appelants.

Enfin, le ministère rappelle qu’en parallèle de ces dispositions, des mesures de biosécurité strictes doivent être respectées dans toutes les exploitations de volailles et par toutes les personnes susceptibles de rentrer dans les élevages de volailles du territoire national. La gestion de ce nouvel épisode d’influenza aviaire dépend de la mobilisation et l’engagement de tous les acteurs du secteur.

Pour en savoir plus, l'ensemble des mesures et les dérogations sont détaillées à l'adresse suivante: > http://agriculture.gouv.fr/les-mesures-et-indemnisations, dans la rubrique Gestion des nouveaux cas H5N8