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Qualité de l'eau dans le département - Présentation du cahier de la MISEN 2017

 
 
Pour la 20ème année consécutive, le cahier de la MISEN (Mission InterServices de l'Eau et de la Nature) permet de faire le point en toute transparence sur l'évolution de la qualité de l'eau dans le département à partir des différents réseaux de surveillance. Il a été étoffé cette année avec les données issues du réseau suivi par le Conseil départemental du Finistère.

Le cahier de la MISEN est l’un des outils d'évaluation des politiques publiques et des différentes actions engagées pour la préservation et la reconquête de la qualité de l'eau et des milieux naturels.

Des motifs de satisfaction :

Sur le paramètre nitrate, l’indicateur départemental de la qualité des eaux superficielles s’améliore, que ce soit au niveau des cours d’eau de manière générale ou au niveau des prises d’eau destinées à l’alimentation en eau potable (AEP). Hors AEP, on se situe autour de 34 mg/l. Au niveau des prises d’eau de surface pour l’AEP, la moyenne de la concentration de nitrates est de 21 mg/l.

Dans les eaux souterraines, les concentrations en nitrates dans les captages pour l’alimentation en eau potable poursuivent leur baisse, -0,3 mg/l en 2016. Il n’en demeure pas moins que les nappes d’eaux souterraines du Léon et du Cap Sizun n’ont pas atteint pas l’objectif de bon état des eaux en 2015. C’est pourquoi l’échéance du délai est repoussé à 2021.

La bonne qualité des eaux de baignade se maintient, bien qu’il reste encore quelques plages de qualité insuffisante. Il s’agira là de l’un des axes prioritaires de la politique d’action de la MISEN du Finistère (travail sur l’assainissement collectif, sur l’assainissement non collectif et la mise aux normes des exploitations agricoles). On notera, en 2017, la définition de la première zone à enjeu sanitaire pour le département du Finistère, portée par la communauté de communes du Pays Fouesnantais, sur les bassins versants de la Mer Blanche (consommation de coquillages interdite depuis plusieurs années) et de l’Anse de Penfoulic. Cette disposition permettra à la collectivité d’accélérer les contrôles et de diminuer les délais de mise en conformité.

Des résultats qui militent pour la poursuite des efforts :

La persistance de l’eutrophisation des eaux littorales avec le phénomène des algues vertes nous engage collectivement dans la poursuite des actions initiées avec le plan gouvernemental de lutte contre les algues vertes. Le futur plan 2017-2021 est en cours de finalisation.

La présence continue de résidus des pesticides dans les eaux justifie les contrôles d’application de ces produits néfastes pour la santé publique et les écosystèmes aquatiques. Hormis un dépassement de la norme pour la potabilisation de l’eau sur le pays de Morlaix, toutes les prises d’eau potable ont respecté les normes sanitaires en 2016.

La qualité microbiologique moyenne mais relativement stable des zones professionnelles de production de coquillage parfois soumises à l’aléa du lessivage pluvial qui dégrade cette qualité et celle des zones récréatives de pêche à pied en état médiocre nécessitent la poursuite de la maîtrise des flux issus des territoires amonts, aussi bien par les collectivités que par les éleveurs. Ces enjeux d’amélioration de la qualité des eaux estuariennes et littorales, en lien avec la qualité des eaux de baignade, constituent une priorité d’action pour l’année 2018 pour les services de l’Etat.

Concernant la restauration de la continuité écologique sur les cours d’eau, il reste un important travail à réaliser afin d’équiper ou d’effacer les ouvrages (seuils, digues, …) qui font obstacle au transit sédimentaire et à la migration de poissons à haute valeur patrimoniale tels que le saumon atlantique ou l’anguille. Parmi les résultats positifs, on soulignera l’arasement du seuil du moulin Saint Denis à Quimper en septembre 2017 qui constituait le premier verrou à l’entrée du bassin versant de l’Odet, travaux permis notamment grâce à la mobilisation du SivalOdet et de l’AAPPMA de Quimper.

La problématique particulière du Choucas des Tours :

Depuis 2010, la population de Choucas des Tours, espèce protégée au niveau national, se développe, générant des dommages sur les cultures, mais aussi sur la biodiversité. S’agissant d’une espèce protégée, les leviers d’action sont très limités. Afin d’intervenir sur les zones à risque où des dégâts importants sur l’agriculture ont été observés, un quota de destruction de 5000 Choucas a été autorisé en 2016 et pour l’année 2017, dans le Finistère de manière très encadrée par la DDTMdirection départementale des territoires et de la mer au travers des lieutenants de louveterie.

La cahier de la MISEN est consultable en cliquant ici :

> Cahier MISEN 2017 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 21,38 Mb