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Bilan de l’exercice des 12 et 13 décembre sur l’Île-Longue

 
 
Bilan de l’exercice des 12 et 13 décembre sur l’Île-Longue

Les 12 et 13 décembre, la préfecture du Finistère et la préfecture maritime de l’Atlantique ont effectué un exercice national de sécurité nucléaire simulant un accident sur une arme nucléaire à la base opérationnelle de l’Île-Longue, sur la presqu’île de Crozon.

Le scénario, gardé secret jusqu’au dernier moment pour plus de réalisme, simulait le crash d'un hélicoptère à proximité d'un camion lors d'une opération de chargement d'armes nucléaires*.

Face à cet accident nucléaire, le Commandant de l’Île-Longue a déclenché le plan d’urgence interne du site puis décidé l’activation des sirènes d’alerte à la population et l'engagement sans délai de moyens de secours.

Il a ensuite prévenu le préfet du Finistère de l’accident, qui a immédiatement déclenché le plan particulier d’intervention et réuni le centre opérationnel départemental** (COD) en préfecture.

Chargé de la protection de la population, le préfet du Finistère a alors pris les mesures opérationnelles qui s’imposent en de telles circonstances : mise à l’abri de la population ; déploiement des forces d’intervention et de secours sur place ; mise en place de bouclages pour empêcher l’accès sur un rayon d’un peu moins de 3 kilomètres autour du lieu de l’accident ; communication à la population via les médias des consignes de comportement ; activation de la cellule d’information du public ; prise d’arrêtés de restriction de consommation ; etc.

Le 2ème jour, le travail a porté sur la gestion post-accidentelle de la crise : levée des mesures de restriction, mise en place de mesures par des laboratoires spécialisés, installation de cellules de travail sur le long terme (suivi de la santé des personnes, suivi des cheptels, commercialisation des produits), plans de contrôles, gestion des déchets.

La coopération entre les autorités civiles et militaires a permis une gestion de crise efficace. Les différents temps d’échanges et de décisions ont permis de guider l’action de chacun vers les solutions les plus adaptées à la situation.

*L’accident d’arme à la particularité d’être un accident à cinétique rapide (cela a été d’ailleurs le 1er exercice national à cinétique rapide joué dans le Finistère). Cela suppose de la part des autorités une réaction immédiate à l’accident.

**Le centre opérationnel départemental est placé sous l’autorité du préfet du Finistère. Il définit la stratégie en matière de protection de la population, de rétablissement de la situation et de communication.

Le COD rassemble autour du préfet tous les acteurs de la crise. En l’occurrence, en plus des services présents sur chaque crise, quelle que soit sa nature (police ou gendarmerie, service départemental d’incendie et de secours, agence régionale de santé, direction départementale des territoires et de la mer, direction départementale de la protection des populations), des experts de la sûreté nucléaire apportaient un appui technique au préfet : IRSN (institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), ASN (autorité de sûreté nucléaire) et ASND (autorité de sûreté nucléaire de la Défense).

Ce type de crise prévoit également la présence en COD de représentants de la préfecture maritime de l’Atlantique, qui apportent leurs compétences sur le domaine du nucléaire militaire.

Le COD s’est également appuyé sur le poste de crise communal (PCC) installé à Crozon. Le rôle du PCC est de relayer et mettre en œuvre les instructions du préfet au niveau local. A noter que le périmètre de l’exercice allait au-delà de la commune de Crozon, aussi le PCC est rapidement devenu intercommunal, avec des élus de Roscanvel, Lanvéoc et Camaret.

Photos : ©Marine nationale